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| La résurrection des anges | |||
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Titre : La résurrection des anges
Créé : 26/01/2023 à 17:11:05 - Modifié : 12/04/2023 à 09:40:23 ![]() Être un portrait était une situation assez particulière, si Ashka pouvait être complètement honnête avec elle-même. Elle voyait des enfants passer devant elle à longueur de journée, qui l’ignoraient la majorité du temps. L’Aile Ouest était cependant un endroit assez agréable. Même en étant dans le courant d’air (elle était persuadée qu’elle allait attraper un rhume à travers la peinture), c’était une période de l’année où la vue n’était pas si laide. La neige qui recouvrait la petite cour brillait au soleil, et les traces de pas représentaient tout un art à elles-seules. Quelques élèves, cependant, passaient devant les tableaux du pont couvert pour les interroger. Certains demandaient leur direction, d’autres s’interrogeaient sur des propos plus profonds. Seulement, Ashka n’avait pas été préparée à la demande de l’élève de Poufsouffle qui se tenait devant son portrait ce jour-là. Je fais des recherches sur les enfants de célébrités. Auriez-vous connu James Lorder Jannings ? La pomme verte avait formé une trace de peinture magique en tombant brutalement. Aucune réponse ne sortit de la bouche de l’ancienne élève de Poudlard, et la petite fille la regarda fuir dans les tableaux annexes, bouche bée. ---
MARS 2017 - PRÉ-AU-LARD
JAMES LORDER JANNINGS ! Une voix avait retenti au dernier étage du n°10, rue du moke d’argent, et tout le village l’avait très certainement entendue. Deux étages plus bas, Ashka Hanson fronça les sourcils. Ce n’était pas commun. Elle sortit en vitesse de son appartement, grimpa en vitesse les quelques marches qui la séparaient du studio de Mia et toqua à la porte. Elle avait fait cette promesse à James quelques semaines plus tôt ; divertir sa mère si celle-ci le surprenait en train de faire quelque chose de grave. Non pas que James soit un criminel, mais Ashka avait à cœur de soutenir ses amis. La voix de la photographe résonnait dans l’appartement, Ashka décida donc de pénétrer à l’intérieur d’elle-même. Les portes de la chaumière étaient très mal faites ; la poignée à l’extérieur permettait d’entrer et de sortir comme on le souhaitait tant que c’était ouvert de l’intérieur. James avait dû ouvrir la porte, prévoyant ce qui allait arriver. La blonde maudissait ce système à chaque fois que Jessica rentrait, de peur que ce ne soit pas elle mais un inconnu. La bonne nouvelle avec Natacha était qu’elle traversait les portes, elle n’avait qu’à se soucier que d’une personne. A l’intérieur du studio, Ashka ne trouva pas James et Mia dans le salon. Sur la pointe des pieds, l’adolescente entra dans la cuisine et s’assit sur un tabouret haut, comme à son habitude. Elle attrapa une pomme verte qui traînait dans la corbeille à fruits et croqua dedans en essayant de voir à travers la porte ce qu’il se passait de l’autre côté du mur. La conversation continuait, mais était complètement inaudible ; l’Américaine n’avait aucun indice sur sa nature, même si elle penchait pour une dispute. Elle regretta de ne pas être un fantôme à cet instant, elle aurait pu les espionner et en savoir plus. A la place, Ashka fit tomber une cuillère en argent sur le sol froid de l’appartement. Le petit bruit résonna dans la pièce adjacente et les voix s’arrêtèrent soudainement. Satisfaite, elle ramassa l’objet et posa ses coudes sur le comptoir, face à la porte d’entrée par laquelle Mia et James n’allaient certainement pas tarder à entrer. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 01/02/2023 à 18:24:35 - Modifié : 31/07/2024 à 20:13:52 MARS 2017 - PRE-AU-LARD JAMES LORDER JANNINGS ! Une sorcière furieuse se tenait face à son fils, se retenant de lui jeter un mauvais sort. Les mains sur les hanches, elle le fixait, ses yeux lançant des éclairs. Sa bouche restait résolument fermée, comme pour l'empêcher de laisser échapper quelques diverses insultes. Du haut de ses seize ans, James Heaven Lorder Jannings avait tout de n'importe quel garçon populaire des teen romances, si ce n'est qu'il ne ressemblait pas du tout à sa mère. Aussi brun que Mia était blonde, les yeux oscillants entre le vert et la couleur noisette alors que l'anglaise les avait bleu océan indien, leurs traits étaient radicalement différents. Pourtant, dans la manière qu'ils avaient de se mouvoir, de mettre les mains sur leurs hanches, de croiser les bras, ce regard boudeur, on devinait facilement qu'ils étaient de la même famille. James, la plus grande réussite de Mia. Son unique famille. Unique ? Non, et c'était bien là le problème. On invite pas des étrangers chez soi comme ça ! Et s'il décidait d'installer des caméras moldues pour nous espionner ? J'ai vu un documentaire sur un psychopathe qui faisait ça avec Jess. Assit sur une chaise de bureau, le garçon haussa les épaules, prit un petit arrosoir et entreprit d'arroser sa plante à pipaillon. Dans cent ans, elle produirait une fleur extrêmement rare, qui adapterait son parfum pour attirer les imprudents. Maman, ce n'est pas un étranger, c'est ton père. Il soupira, lassé, ce n'était probablement pas la première fois qu'ils avaient cette conversation. Sa mère, Mia Lorder Jannings, future professeure de divination à Poudlard, future auror, future directrice des services pénitenciers d'Azkaban, se tenait droite, à côté de son lit en bordel. La baguette qu'elle serrait dans sa main droite vibrait dans sa main, pour soutenir les propos de la femme. C'est un étranger ! Je sais bien qu'il te parait gentil, attentionné, mais méfies toi James. Dès que tu t'éloigneras de l'idéal arriéré qu'il a, il tentera de te modeler encore plus à son image. - elle s'approcha et entreprit de caresser les cheveux de son fils adoré - Je veux seulement éviter qu'il te déçoive comme je l'ai été. Avant que son fils ne puissent répondre quoi que ce soit, un bruit sourd se fit entendre dans la pièce d'à côté, la cuisine, le bruit d'une petite cuillère tombant au sol. Mia pesta et se précipita pour voir, de peur qu'un satané hibou ai encore pénétré dans son appartement. La belle époque, où la sorcière ne craignait pas encore les mages noirs, Camille Dubois et où elle ne se faisait pas tabasser dans les ruelles de Pré-au-lard. Elle poussa cependant un petit cri strident en tombant nez à nez avec Ashka Hanson, sa voisine. Cette dernière était occupée à manger une pomme, considérant le garde-manger de Mia comme le sien. Ces portes défectueuses étaient vraiment problématiques, il faudrait songer à en parler à la prochaine réunion des copropriétaires. Par Dumbledore, tu m'as fais peur ! Tu veux quelque chose à boire ? Alerté par le bruit de la conversation, James sortit de sa chambre et poussa un petit cri ravi - contrairement à sa mère - à la vue de son amie. Ashka ! Tu tombes bien. J'ai un projet ultra-secret-sans-ma-mère à te présenter, tu vas a-do-rer. Au fait, tu voudrais venir manger à la maison dimanche midi ? Grand-père vient et tu n'es pas une étrangère, toi. L'anglaise grimaça mais ne dit rien. Elle se contenta de mettre de l'eau à chauffer pour une boisson. La mission de sauvetage d'Ashka Hanson était un succès. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 03/02/2023 à 16:56:03 Je prendrai bien un thé s’il-te-plaît. Sans relever le cri de surprise de Mia ou simplement évoquer le fait qu’elle n’avait rien à faire ici, Ashka se leva de sa chaise haute et rangea la petite cuillère en argent dans un tiroir. Mais avant qu’elle ne puisse engager la conversation, James franchit la porte de la cuisine. Enthousiaste, la gamine se retourna pour le saluer et lui lança une pomme dans les mains. Dans leur colocation, c'était Jess qui faisait les courses - Natacha en était incapable et Ashka n'avait aucune idée des bons produits à acheter. Elle forçait son amie à prendre des pommes mais cette dernière oubliait systématiquement. Heureusement, il y a en avait toujours chez les Lorder Jannings. Un bon moyen de renouveler le stock. James ! La vitesse de débit du garçon la prit légèrement au dépourvu et elle dût se concentrer pour saisir tout ce qu’il disait. Ce projet était donc la raison pour laquelle Mia avait réveillé tout le pays ? Très intéressée, Ashka se contenta d’hocher la tête alors qu’il enchaînait. Son sourire disparut légèrement. Elle adorait manger avec les Lorder Jannings, mais rencontrer le père de sa professeure de photographie était une toute autre chose. Elle avait déjà suffisamment détruit sa propre famille pour tenter d’en intégrer une nouvelle. Elle ne tiqua même pas à la mention d’“étrangère”, trop perturbée par la proposition, et se contenta de terminer son fruit. Mia aussi s’était tue, un silence pesa ainsi sur la pièce pendant un petit instant. Ce serait avec plaisir ! reprit-elle. Menteuse. Mais je ne sais pas si je suis bien placée pour participer à une réunion de famille. Mal à l’aise, l’adolescente se rassit pour faire face à James et replaça de longues mèches blondes derrière ses oreilles. Ok, maintenant, dis-moi. T'as convaincu Mia de se trouver un mec ? |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 19/02/2023 à 19:07:14 - Modifié : 19/02/2023 à 19:09:00 Il y avait toujours du thé de prêt dans l'appartement des Lorder Jannings. Mia servit une tasse bien chaude - sans sucre - à sa voisine, marmonnant pour elle-même des choses à propos d'un certain Oliver, de la guerre et de la famille. La sorcière attrapa une part de gâteau bien chaud à la pomme et quitta la pièce, laissant les enfants ensemble. Ses deux grands enfants. Elle était tout de même rassurée qu'Ashka semble vouloir refuser l'invitation de son fils, elle n'aurait pas aimé qu'elle rencontre son père. Bof, ce n'est pas vraiment une réunion de famille, tu sais. Maman ne parle à Grand-Père que parce qu'elle pense que c'est important que je connaisse mes origines adoptives. Ils ne s'étaient pas vu depuis plus de huit ans avant qu'on ne revienne vivre en Angleterre. fit James avant de croquer dans la pomme qu'Ashka lui avait jeté. Le jeune homme aimait son grand-père. Il avait toujours des histoires folles à raconter et conservait tout de même une part de mystère. Il avait été langue-de-plomb au Ministère et Mia lui avait raconté que durant la Seconde Guerre des Sorciers, il avait été obligé de fuir le Seigneur des ténèbres. Ses idéaux sur les moldus étaient extrêmement bizarres mais James adorait cette sorte de figure paternelle chaotique. Maman, un mec ? Nat a plus de chance de se trouver un amoureux qu'elle. Ta vie sentimentale avec Jughead de Riverdale est plus existante que la sienne. Je peux faire encore pleins de comparaisons comme ça, surtout dis moi stop. Sa pomme terminée, il se positionna et la lança dans la poubelle. Strike, James devrait sincèrement envisager une carrière en tant que poursuiveur au quidditch. Au fait, merci de m'avoir sauvé. Un petit sourire timide se peignit sur ses lèvres. Si James aimait son grand-père, il adorait Ashka. Elle était sa famille. Ok, tiens toi bien, mon idée est géniale. Comme c'est bientôt l'anniversaire de maman, il faut que je lui fasse un cadeau. Et elle a-d-o-r-e les cadeaux faits maison. Donc j'ai bien réfléchis et je vais lui faire un tableau. Et c'est là où tu rentres en jeu ! Je peux évidemment pas me peindre, ça serait beaucoup trop narcissique... - il reprit sa respiration un grand coup avant de lâcher - Est-ce que tu aimerais poser pour moi ? I COULD PAINT YOU LIKE A FRENCH GIRL ! Pas nue bien sûre hein, je tiens sincèrement pas à voir cette vision d'horreure. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 25/03/2023 à 18:57:19 Des propositions loufoques, Ashka en avait entendues, dans sa vie. Pourtant, rien n'avait jamais ressemblé à ce que James venait de lui proposer. Le fait que l'adolescente ait manqué de se brûler avec son thé à l'annonce de son ami devait largement suffire comme preuve. Ashka était pétrifiée, de moins en moins capable de comprendre un traître mot de ce que James disait. Plus il parlait, plus cela ressemblait à un mauvais sketch. Ok, attends. Honnêtement, elle n'était même pas sûre d'avoir écouté le projet du Serpentard en entier. Beaucoup de questions s'étaient mélangées en même temps dans son esprit. Pourtant, avant même ces questions, c'est le souvenir qui frappa Ashka en premier. La blonde revoyait parfaitement Nikolaï Fedorov devant elle. ---
NOVEMBRE 2016 - PERM
Crispée sur une chaise au long dossier, Ashka écouta le peintre lui expliquer comment cela allait se dérouler. Cela dura plusieurs heures pendant lesquelles la gamine était interdite de faire le moindre mouvement. Ses cheveux relevés en chignon la tiraient, et rester immobile dans cette position commençait à la rendre folle. Derrière господи́н Fedorov, la porte de la petite pièce était restée ouverte ; et Ashka voyait nettement les passages du couloir. Bien qu’elle n’ait pas remis les pieds dans le Manoir depuis plus de dix ans, elle sentait dans l’air une ambiance très différente de ce qu’elle avait connu. Elle était à vrai dire incapable de se souvenir de quoi que ce soit, comme si on avait effacé la période de son enfance de sa mémoire. Ce qu’elle voyait aujourd’hui était effrayant. Où se rendaient tous ces gens ? Et pourquoi Volvia semblait si déterminée à terminer ses missions pour lui parler ? Malgré l’envie de cacher son mal-être, le peintre eut rapidement conscience que la jeune fille n’était pas dans son état normal. Il ne fit aucun commentaire, mais son pinceau le transmit à sa place. ---
Franchement, déjà, tu rates quelque chose. D'un air faussement vexé, Ashka rejeta ses cheveux en arrière. Puis, rapidement, elle fronça les sourcils de nouveau. Elle ne comprenait pas pourquoi James l'avait choisie. Si elle adorait son ami, elle n'avait pas encore tout à fait saisi la relation qu'elle entretenait avec sa mère. Mia lui donnait des cours, certes, mais la laissait également entrer chez eux sans un mot, et l'aidait quand elle en avait besoin. C'était à la fois une relation amicale mais aussi très étrange d'un regard extérieur. T'es sûr qu'elle va apprécier ? Enfin, je veux dire, c'est moi, quoi. Assez perplexe, Ashka termina sa tasse de thé et se dirigea vers l'évier de la cuisine pour faire dos à James, le temps de quelques secondes. Elle profita de l'eau brûlante coulant sur ses mains avant de se retourner. La création de son portrait en Russie n'était toujours pas sortie de ses pensées alors qu'elle essayait de trouver une réponse convenable pour James. C'était si rapproché que ça paraissait irréel, presque impossible. En effet, elle n'avait pas oublié la consigne de господи́н Fedorov ; parler à son portrait pour ne pas qu'il oublie. La magie, qu'il disait. Elle s'était exécutée sans trop savoir pourquoi avant de fuir et de tout laisser derrière elle, le tableau y compris. Enfin, là voilà qui était de retour, face à un peintre bien moins expérimenté certes, mais qui voulait la même chose. C'était idiot, James n'était pas Fedorov, et Mia n'était pas Volvia. Pourtant, dans un coin de son esprit, Ashka avait un peu peur. Peur de devoir fuir une nouvelle fois. Des larmes commençaient à perler au coin de ses yeux avant qu'elle ne s'en rende compte. L'adolescente sortit de l'évier ses mains devenues rouges sous la chaleur de l'eau et s'essuya rapidement les yeux. En quelques secondes, la voilà qui faisait de nouveau face à James comme si de rien ne s'était passé. Tu sais quoi ? Faisons-le. Mais si ça ne lui plaît pas, je t'aurai prévenu. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 08/04/2023 à 20:03:35 L'enfant fit semblant de vomir, pour rire. Voir son amie nue ne le tentait vraiment pas. Si Ashka avait du mal à comprendre l'attention que lui portait Mia Lorder Jannings, son fils avait saisit. Il connaissait sa mère et son esprit mieux que personne. James savait que quelque part, dans les tréfonds de son âme, les bruits de la guerre résonnaient encore. L'anglaise avait connu l'insécurité, la peur. Elle avait perdu ses parents, à cause de cette fichue guerre. Plus tard, elle s'était débrouillée pour survivre, seule, à Paris. Elle n'était rentrée en Angleterre que pour dire adieu à sa mère. Blonde, sans famille, Mia retrouvait en Ash ce qu'elle avait été. Alors elle la protégeait, comme pour réparer ce qui lui était arrivé à elle-même. Oui, on mettra ton tableau à côté du mien. Ils pourront se tenir compagnie. Il pointa du doigt un petit tableau ovale, posé sur une étagère du salon. Un James, âgé d'environ 8 ans, roupillait tranquillement dans son décors de fête d'anniversaire. Mia l'avait peint. James était un enfant, encore si petit, aux yeux de sa mère. Il était pourtant doté d'une très grande sensibilité, assortie d'une grande empathie. Aussi, lorsqu'Ashka lui tourna le dos, il comprit que sa demande avait été de trop. Le garçon serra sa tasse de thé encore brûlante, se maudissant d'avoir eu une idée aussi bête. Sa surprise ne fut qu'encore plus grande lorsque la Russe accepta. Il sentit la détermination dans sa voix et sourit. L'adolescent allait faire un tableau magnifique, dont Ashka serait fière. Elle était sa meilleure amie. Très bien. Choisis deux objets, n'importe lesquels, avec qui tu aimerais être peinte. ~
La salle sur demande était silencieuse si ce n'est pour les quintes de toux qui résonnaient à intervalles régulières. Entre deux chaises et une armoire à disparaitre cassée, un adolescent s'affairait. Son uniforme de Serpentard était maculé de peinture mais son insigne de préfet brillait sur sa poitrine. Son pinceau tremblait, sa main était moins habile qu'elle ne l'avait été. James Heaven Lorder Jannings avait vieilli. Il n'était plus le petit garçon qu'il avait été, six mois auparavant. Sa vie alternait entre les cours, les St Mangouste et la salle sur demande. Il s'y rendait pour échapper à l'horreur qu'était devenue sa vie, pour fuir la terreur qu'il voyait sur le visage de ses professeurs, de ses amis, de Mia, sa mère qu'il aimait tant. Et il peignait, encore et encore, ce tableau qu'il comptait lui offrir pour son anniversaire. Il était amoureux. C'était un sentiment si beau, si nouveau. Il était amoureux et savait qu'il ne pouvait pas s'autoriser à l'être parce qu'il allait mourir. Alors plutôt que de courir après l'amour d'un garçon qui l'oublierait bien vite, il tentait de finir son oeuvre. James voulait avoir quelque chose à laisser derrière lui. Il voulait que le monde voit Ashka Hanson comme lui la voyait. Sa meilleure amie. ~
quelques jours avant le départ d'Ashka après la disparition d'Hunter - l'appartement de Mia Hey, Ash. C'est gentil d'être venue. Le tableau est là. - il le ponta du doigt - Désolé, je n'ai pas la force de me lever. L'oeuvre d'art était presque finie. Il ne manquait que quelques touches. En tout cas, James était certain qu'une fois enchanté, il représenterait parfaitement Ashka Hanson. Il avait forcé son amie à fusionner avec son tableau, à lui raconter sa vie. Il ne manquait plus qu'il rajoute des ombres à la pomme et tout serait parfait. Mia aurait son cadeau. Je retourne à Poudlard demain, je le finirai dans la se... - une quinte de toux l'empêcha de finir sa phrase. Son état avait empiré. Son pronostic vital était engagé. Mia tentait par tout les moyens de mettre la main sur une pierre pour le sauver, elle avait échoué. Il n'était plus l'enfant qu'il avait été. Il caressa la main de son amie, de sa meilleure amie, et lui fit un petit sourire. Elle avait l'air triste. Je suis content que tu sois passée. Je te vois moins, ces derniers temps. Tu me dirais, si quelque chose n'allait pas ? |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 12/04/2023 à 13:27:21 Dos à James, Ashka observait le tableau posé en équilibre non loin de son créateur. Son regard passa de son visage peint à la pomme verte en passant par le petit carnet que sa représentation picturale tenait dans ses mains. Ashka n'avait aucune idée de ce que James avait inscrit sur ses pages ; c'était si petit qu'elle était incapable de lire quoi que ce soit. L'adolescente esquissa un sourire et se retourna pour faire face à son ami qui avait repris la parole. James avait l'air plus fatigué et malade que jamais. La Russe fit quelques pas et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur. Sa main dans la sienne, Ashka observait James sans prononcer un mot. Plusieurs semaines étaient passées depuis que son ami avait commencé cette peinture et tout allait bien. Tout, jusqu’à récemment, où sa vie avait commencé à s’effondrer. Pourtant, Ashka n’avait rien dit à personne. Elle avait honte. Elle errait aux Trois-Balais, autour de chez Hunter ou dans les rues vides de Pré-au-Lard. Sa vie était devenue pathétique. La sorcière hocha de la tête à la question de James. Encore plus d’avoir honte de sa vie, elle avait honte de se préoccuper de ses soucis uniquement alors que le fils de Mia, son meilleur ami, pouvait partir à tout instant. Pourtant, égoïstement, la seule chose dont Ashka avait peur à ce moment précis était d’être encore laissée par quelqu’un d’autre, se retrouvant complètement seule. Ashka n’était pas Kate ; elle ne savait pas mettre ses émotions de côté qu profit de ceux d'un autre. Elle n’était pas une bonne personne. Ainsi, elle n’avait rien dit. Ashka n’avait pas prononcé un mot concernant le départ d’Hunter à qui que ce soit. Elle n’avait pas une fois ouvert la bouche concernant ses questionnements intérieurs. Ashka ne se sentait plus légitime de vivre au Royaume-Uni ; plus le temps passait, moins elle comprenait pourquoi tant de gens s’étaient mis en tête de l’aider. Si Hunter était parti, c’était parce qu’elle ne le méritait pas. Il avait uniquement été le seul à le montrer, les autres n’osaient pas. Désormais, fuir était son unique porte de sortie. La blonde sourit à James. La vie était injuste. Elle aurait aimé prendre tous ses malheurs pour les porter elle-même sur ses épaules. Ça va. On ira tous bien. Elle avait menti. James n'était pas allé bien. Elle non plus. Deux meilleurs amis, deux anges partant main dans la main. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 07/05/2023 à 15:46:00 - Modifié : 09/12/2023 à 08:56:21 Ne me laisses pas Ash... Mais elle était partie. Trois jours plus tard, Jess déboula précipitamment dans l'appartement des Lorder Jannings, à la recherche d'Ashka. James ressentit une douleur sourde au creux de son coeur, comme s'il se fendillait. A l'aube de sa mort, il supplia Mia de la retrouver, de la ramener à la maison. Quelqu'un devait prouver à Ashka Hanson qu'elle était aimée, qu'elle n'était pas seule sur cette terre. L'adolescent aurait aussi souhaité qu'on lui dise ce qu'il avait écrit, en minuscule, sur le petit carnet. Quelques temps plus tard, Mia enterrait son fils dans le petit cimetière de Pré-au-lard. Pour James, elle l'avait retrouvé. Elle l'avait même sauvé, en quelque sorte, d'une existence sordide. Et tandis que la jeune russe s'envolait rejoindre un ange, une part de Mia comprit que jamais plus elle n'aurait de famille. La main d'Ashka était devenue froide dans la sienne. Le tableau resta pendant longtemps dans la salle sur demande, l'endroit où James l'avait caché pour que Zach ne tombe pas dessus. Mia Lorder Jannings n’eut jamais connaissance du cadeau que son fils souhaitait lui offrir avant de mourir. Il fallut attendre cinq ans avant que la Directrice de Poudlard ne retrouve cette œuvre et ne décide de l'accrocher dans l'Aile Ouest. Personne ne sut jamais qui était son artiste et ce qu'il avait écrit sur le petit carnet. Il s'agissait pourtant d'une déclaration d'amour, celle que seul un être sur le point de mourir pouvait faire. Les derniers mots de James Lorder Jannings à Ashka Hanson. Son héritage. "We are bound neither by blood nor desire yet yours is the hand I would hold till death". En 1997. Villa Madoslava. Souriez ! Monsieur Dimitri, n'ayez pas l'air aussi guindé ! Tenez, prenez la main de la mariée s'il vous plait. Le pépiement des oiseaux se faisaient rare en Russie. Pourtant, la famille Madoslava était si riche qu'ils avaient fait lâcher une dizaine de Merlebleu dans le parc de leur immense propriété, une jolie villa. Tout se devait d'être la parfait, à commencer par la mariée. Ils étaient jeunes, trop jeunes pour un mariage. Deux familles de Sang-pur, l'une américaine, l'une russe. De quoi faire de magnifiques bébés. Daryl incarnait la modernité, l'Amérique en plein essor, la jeunesse. Elle était la tradition, la noblesse sorcière, l'ambition. La photo faite, ils se mêlèrent aux invités. Volvia s'éclipsa discrètement loin de son père et de son nouveau mari. Ses pas la menèrent à l'intérieur de la Villa, sa robe la gênait, elle avançait lentement. Les bruits de la musique lui parvenaient étouffés, lointain. Elle ouvrit la porte de sa chambre, située au premier étage, et se jeta dans les bras d'une blonde plus jeune qu'elle. Ses lèvres se refermèrent sur les siennes. Lorsque leur baisé passionné pris fin, Volvia s'écarta et fit passer son pendentif par dessus sa tête. C'était une sorte de clef dorée. Mais la clef de quoi ? Prends ça, je te l'offre. - le silence s'installa entre elles avant que Volvia ne reprenne, pleine d'ambition et de ferveur - Le C.A.M.P va devenir la plus grande organisation d'Europe. Et un jour, mon enfant prendra ma suite. Elle sera l'enfant prodige, tu comprends ? Volvia Madoslava plongea son regard dans celui de Natalia Orlov. Le message était clair. C'était une rupture en bonne et due forme. Le CAMP, son CAMP, passait avant tout. Avant son amour de jeunesse. Je ne pourrai jamais te donner ce que tu attends de moi Natalia, tu comprends ? Daryl m'aime. Peut-être que moi aussi, un jour. Elle était folle, elle l'avait toujours été. Cependant, il fut un temps où Volvia n'était pas la femme froide et cruelle que Mia avait connu. Elle s'était perdue en chemin, exactement comme sa fille, des années plus tard. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 08/05/2023 à 15:48:06 Près d'une fenêtre au premier étage, une jeune femme blonde observait la scène. C'était étrange, elle semblait appartenir au groupe qui festoyait dans le parc. Pourtant, elle était ici, à l'écart. Son regard était fixé sur une seule personne et la suivait, sans pour autant bouger un quelconque muscle de son corps. Alors, quand elle la perdit de vue, son cœur manqua un battement. Elle ne pouvait pas voir ce qui se déroulait sous elle, juste devant le perron. Elle ne pouvait même pas l'imaginer. L'inconnue s'assit sur l'énorme lit à baldaquin de la chambre dans laquelle elle était et se contenta d'observer les nuages qui valsaient au-dessus du rebord de la fenêtre. Le temps était beau. C'était étonnant. A nouveau, elle fut prise de cours. Volvia Madoslava, désormais Hanson, venait de pénétrer à l'intérieur. L'inconnue huma son parfum alors que ses bras étaient refermés sur elle, ses lèvres sur les siennes. C'était bien. Le silence concordait parfaitement avec le peu de paroles que prononçait Volvia. La femme écoutait simplement son amante, un sourire timide aux lèvres. Son regard s'était lentement détaché du sien pour se concentrer sur le pendentif. Elle ne l'avait pas touché, comme par peur qu'il symbolise définitivement leur séparation. De la même façon, elle évitait son regard. De la même façon que Volvia, Natalia Orlov n'avait pas toujours été une femme forte qui refusait que l'on touche à ses souvenirs. Elle avait été une femme amoureuse, qui autorisait son amante, sa supérieure à l'utiliser. Ses souvenirs étaient les siens. Ses idées ne lui appartenaient pas. Et tout ça, uniquement pour le C.A.M.P. Elles étaient loin des laboratoires et des parchemins sans fin, et pourtant, Natalia savait que Volvia ne s'en éloignait jamais. Aucun mot ne franchit les lèvres de Natalia ; une inconnue dans l'ombre d'une grande femme. C'était la définition qu'elle s'était elle-même donnée. Elle voulut hocher la tête, mais cela fut à peine vu. Alors, Volvia lâcha sa main et se plaça derrière elle, passant elle-même le pendentif autour de son cou. Ses mains dotées de gants de mariée glissèrent le long du cou de Natalia, puis ses lèvres au même endroit. Le visage de l'Inconnue était hors de portée. Ce n'était pas plus mal. Elle n'avait toujours pas prononcé un mot. Volvia l'en empêchait ; son emprise était trop forte. Puis soudainement, son cou fut de nouveau dégagé. Il n'était touché plus que par des boucles blondes qui s'étaient échappés de son chignon lors des dernières minutes et la chaîne dorée du pendentif. Natalia se tourna vers la fenêtre. Ce n'était plus sa main que Volvia tenait. Désormais, c'était celle de Daryl Hanson. ---
NOVEMBRE 2018 - LONDRES
S'il y avait une chose dont Kate Fedorov avait peur à cet instant, c'était de la croiser. Ashka était au Royaume-Uni, elle le savait. En venant ici, elle se mettait en danger. Pas professionnellement non, la fille Hanson ne représentait désormais plus rien pour le C.A.M.P. Pourtant, émotionnellement, Kate avait toujours les deux années précédentes en mémoire. Si voyager à travers l'Europe lui permettait peut-être de prendre l'air, cela ne lui permettait pas réellement de se changer les idées. Mais Londres était une grande ville, et elle ne la cherchait pas. En effet, Kate cherchait quelque chose d'autre, quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui pourrait l'aider. Quelque chose clochait avec les scientifiques russes du C.A.M.P, elle en était persuadée. La jeune femme s'était ainsi mis en tête de s'en occuper seule. Les potionnistes anglais n'étaient peut-être pas aussi doués que les professionnels qui travaillaient en terre slave, mais ils savaient y faire. C'est pourquoi une magnifique femme brune à la peau pâle, que l'on n'avait jamais vue jusqu'ici, toqua à une porte en bois avec confiance. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 20/07/2023 à 16:19:10 - Modifié : 31/07/2024 à 20:10:36 Il ne s'attendait pas à recevoir de la visite. La maison londonienne d'Azriel Mckinnon était petite mais charmante. On entrait d'abord dans un hall qui menait aux différentes pièces de la maison : la cuisine, le salon, sa chambre et son laboratoire. C'était une maison de célibataire bordélique sans histoire dont la vie s'était déroulée normalement jusque là. Des photos enchantées étaient exposées dans l'immense bibliothèque du salon. Mia souriait sur l'une d'elle, le bras d'Azriel sur son épaule. Ils étaient jeunes, à l'époque. Le sorcier avait été son meilleur ami. Il n'y avait pas de photos récentes d'eux, qu'était-elle devenue ? Avait-elle cherché à le retrouver ? Savait-elle qu'ils vivaient dans la même ville ? Novembre 2018 suivait son cours, long, triste. Il pleuvait constamment et quand ce n'était pas le cas Londres était recouverte de brouillard. Dans un mois, 2018 laisserait sa place à 2019. Il ne restait que peu de temps à Ashka Hanson. Dans moins d'un an, elle serait morte. En attendant, Kate, sa chère Kate, se trouvait en Angleterre et ne la cherchait pas. Comme l'histoire de Natalia et Volvia s'était finie, les jeunes filles n'étaient plus rien l'une pour l'autre si ce n'est des souvenirs au gout amer. Encore une fois, Kate ne la cherchait pas. Ou peut-être que son coeur tout blessé espérait la croiser au détour d'une ruelle ? Elle avait aimé Ashka, comme Natalia avait aimé Volvia. L'histoire se répétait, encore et encore. Les femmes Hanson jouaient avec le coeur de leurs amantes avant de les laisser brisées, incapable d'aimer. C'était triste à en pleurer. Mais encore une fois, Kate n'était pas là pour retrouver Ashka, elle qui l'avait pourtant tant aimé. ENTRE 2016 et 2017 Quand Ashka s'était enfuie de la Villa Madaslova, elle ne s'était pas arrêtée pour dire au revoir à Kate. Un soir, elle était là. Le lendemain, elle avait disparu, emportant avec elle un parchemin précieux pour les recherches du CAMP. Un soir, ses lèvres étaient sur sa peau nue. Le lendemain, il ne restait plus que son odeur dans les draps. Kate devait utiliser une pensine pour se convaincre que tout ceci avait été vrai, qu'elle avait embrassé les lèvres de cette fille qu'elle aimait en secret depuis tant d'années. La douleur de son départ avait été immense pour la fille Fedorov. Si elle avait su que la blonde prévoyait de s'enfuir, elle l'aurait suivit au bout du monde, et ceux malgré sa loyauté sans faille envers le CAMP. Ashka le savait et ne lui avait pas demandé de venir, elle était partie sans elle. Elle avait disparue comme une voleuse, ce qu'elle était finalement. Kate avait maudit son nom dans toutes les langues qu'elle connaissait. Elle s'était imaginée lui dire tout le mal qu'elle lui avait fait lorsqu'elle reviendrait la chercher. Mais elle n'était jamais revenue la chercher et la russe avait compris qu'elle n'était rien aux yeux de la Hanson. Pour cette dernière, ce qu'elles avaient partagé ensemble ne signifiait rien. Elles avaient couché ensemble et elle était partie. Mais malgré cette trahison, la jeune femme n'avait jamais cessé de l'aimer. Même dans les bras d'autres personnes, ses lèvres contre les leurs, Kate pensait à Ashka Lubya Hanson, certaine que plus jamais elle n'aimerait comme elle l'avait aimé. Et c'était probablement le cas. -
La porte s'ouvrit sur un homme à la mine fatiguée et aux cheveux en bataille. Il sembla réellement étonné de voir cette grande slave sur son perron. Il y avait bien longtemps qu'Azriel n'accueillait plus de femme chez lui. Mia l'aurait traité de prude si elle avait su. L'étonnement laissa place à de la suspicion dans ses yeux marrons. Qu'est-ce que je peux faire pour vous, Miss ? |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 16/02/2024 à 10:51:32 Elle était assez surprise, il fallait l’avouer. Le portrait qui se dressait devant elle ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait en tête. Kate avait fait assez de recherches pour savoir qui était Azriel McKinnon, mais probablement pas assez pour savoir rester de marbre quand elle aperçut son visage. Le décontenancement dans les yeux de Kate ne durera cependant qu’une milliseconde. Seuls les plus grands dirigeants de groupes cachés habitués au mensonge auraient pu discerner ce malaise. Les cheveux parfaitement tirés de Kate contrastaient parfaitement avec l’état négligé de son interlocuteur. Elle haussa un sourcil avec un sourire un coin quand Azriel prit la parole le premier. C’était une excellente chose qu’il engage la conversation. La jeune femme tendit une main gantée devant elle. Kate Fedorov. Puis-je me permettre ? ajouta-t-elle en effectuant un geste de la tête vers l’intérieur de la petite maison. Sans attendre une quelconque réponse, elle monta les quelques marches restantes du perron et s’engouffra à l’intérieur, poussant presque son hôte qui lui bloquait le passage. Kate n’avait honnêtement pas beaucoup de temps. Plus vite elle finirait cette mission rapidement, plus rapidement elle pourrait retourner en Russie. Kate n’aimait pas Londres. Elle n’aimait pas l’Angleterre non plus, d’ailleurs. Cependant, certains de ses habitants avaient un potentiel qui pouvait être exploité. La femme avançait dans la petite demeure, sans réellement se soucier d’Azriel. Alors qu’elle n’avait même pas vérifié, elle savait qu’il la suivait. Elle pénétra dans une pièce où canapé et fauteuil trônaient. Parfait. Kate prit naturellement place dans le fauteuil qui dominait légèrement le sofa par sa hauteur. Elle sortit sa baguette de sa manche et la posa sur ses genoux. De cette façon, elle montrait qu’elle se dépossédait de son arme, venant en paix. Dites-moi, Mr. McKinnon, que savez-vous des potions permettant la donation de nouveaux pouvoirs ? La potion d’invisibilité doit avoir de drôles de caractéristiques, n’est-ce pas ? |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 30/07/2024 à 11:29:04 - Modifié : 30/07/2024 à 11:29:53 Azriel avait étudié à Poudlard, à Serdaigle. Il avait été ami avec Mia, avait été invité à ses 17 ans, pour sa majorité sorcière. Son diplôme en poche, il avait naturellement étudié les potions, lui qui avait un attrait plus que prononcé pour la matière. Ses études l'avaient mené à Paris, avant d'être finalement complétées en Belgique, à l'Université des Potions de Ghent. Le père de Mia, impressionné par ses talents, lui avait ensuite trouvé un stage complémentaire dans un laboratoire en France. Le patriarche Lorder Jannings espérait que l'ami de sa fille l'aiderait dans ses recherches personnelles. Mais Azriel avait de grand rêve, il voulait sauver la planète, sauver le monde. S'il appréciait Mia, son père était beaucoup trop extrémiste et bourgeois pour lui. Le jeune sorcier, ses études finies, s'était installé à Londres, dans l'espoir de synthétiser les pouvoirs magiques des écailles de dragon pour les appliquer aux cellules humaines. Une telle découverte aurait rendu invincible le système immunitaire, mettant fin à toutes les maladies possibles et imaginables. Mais la science magique était une vieille peau revêche et ne coopérait absolument pas. Des années après son diplôme, Azriel Mckinnon ne parlait plus à Mia, sa vieille amie, et n'avait toujours pas trouvé comment sauver l'Humanité lorsque Kate Fedorov se présenta à sa porte. Celle-ci entra sans qu'il ne l'invite, ce qui eu le don de le perturber. Il ne remarqua pas l'étonnement passager de la slave. A l'intérieur, il régnait un chaos sans nom. Si l'esprit d'Azriel était clair, rangé, classé, rien ne l'était dans la bicoque où il vivait. D'ailleurs, il s'en fichait. Personne ne venait chez lui, à part Kate Federov apparemment. Sa question le prit encore plus au dépourvu que sa présence. La transmission de nouveaux pouvoirs ? C'était son domaine d'expertise. C'était que ce l'ensemble de sa génération de potionniste cherchait. Lui voulait soigner, d'autres utilisait la transmission comme un moyen de devenir plus puissant. Azriel évitait ces personnes, il n'était pas intéressé par le pouvoir. Quant à la potion d'invisibilité... Au cours de ses recherches sur les écailles de dragon, il s'était aventuré à vouloir synthétiser les pouvoirs des demiguises. Ses découvertes avaient été fabuleuses. Dangereuses, également, mais surtout secrètes. Personne n'était pas au courant. Pour qui travaillez-vous ? Le gouvernement ? Les Révélationnaires ? Pourquoi est-ce que vous posez toutes ces questions ? |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 03/08/2024 à 00:37:51 Perplexe, Kate clignota très rapidement des yeux avant de replonger son regard dans celui d'Azriel. Est-ce qu'elle avait une tête à travailler pour le gouvernement ? Ou pire, pour la Révolution ? Non, certainement pas. Kate travaillait à son propre compte et c'était bien mieux comme ça. Néanmoins, à force de suivre Volvia et encore pire, Ashka, elle en avait oublié sa propre identité. Dans cette petite maison londonienne en bazar, Kate Fedorov faisait quelque chose pour elle pour la première fois depuis des décennies. Elle trouverait la réponse à ses questions. Ni pour le gouvernement, ni pour les Révélationnaires, Merlin m'en garde. Je suis seulement à la recherche de renseignements. Après tout, vous-même avez réalisé des études dans aucun de ces cadres, n'est-ce pas ? Azriel avait été réticent mais les années étaient passées. Le CAMP n'entendit plus parler de Kate pendant un an ; une année longue et chargée en évènements mais vite oubliée. ---
BIEN DES ANNÉES PLUS TARD, A UNE HEURE FIXE. LIEU PRÉCIS. Quelle que soit la période de l'année, il semblait toujours faire froid en Russie. Un manteau en fourrure blanche sur les épaules, Demyan Izotov se tenait droit au milieu d'un hall. Celui-ci était désert de monde. Il fallait le dire ; à cette période de l'année, le temps n'était pas aux prêts bancaires. Néanmoins, pour une fois, Demyan n'était pas tout le monde. Il n'était plus un membre comme un autre, il avait une mission, qui de plus est, l'une des plus importantes. Bien qu'il soit seul, son tour arrivera après quelques minutes d'attente. Le gobelin surélevé qui lui faisait face le dévisagea de haut en bas. Demyan s'éclaircit la gorge avant de prendre la parole. Le froid lui avait rendu la voix rauque. Nous avions rendez-vous. Sereinement, l'homme présenta sa baguette magique au petit être. Puis, il fourra sa main dans sa poche pour en sortir une enveloppe scellée. Le sceau n'était plus aussi splendide qu'il l'avait été, des années plus tôt. Son blanc pur avait pâli et on ne distinguait presque plus les quatre lettres en son sein. Le gobelin ne broncha cependant pas et se saisit de la lettre. Celle-ci fut ouverte sans aucune délicatesse sous le regard stoïque du Russe. Vos intérêts sont au plus bas. J'espère que vous vous doutez que vous n'avez pas beaucoup de choix. Demyan émit une mine confuse. Peut-être que finalement, il n'était pas seulement question de période de l'année. Peut-être que quelqu'un d'autre avait préparé en amont cette visite. Cet argent sera utilisé et remboursé. Juste le temps d'attraper celle qui nous échappe depuis bien trop longtemps. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 09/08/2024 à 17:14:12 Son nom en Gobelbabil, la langue des gobelins, pouvait se traduire par "Mathématiques" ou "Calcul". Il n'était ni beau selon les critères sorciers, ni particulièrement laid selon les critères de son espèce. Mais il était un excellent banquier. Mathématiques fixa Demyan Izotov de ses petits yeux en fentes.
La banque exige des garanties. Le russe hocha la tête en signe d'agrément. Il gérait les finances du C.A.M.P depuis la création de l'organisation, ou presque. L'homme était donc bien placé pour savoir que le droit bancaire des gobelins répondait à des règles que les sorciers avaient encore du mal à comprendre. Le prix à payer semblait être constamment changeant, et toujours plus élevé que la dernière fois. Vous possédez, il me semble, quelque chose qui nous appartient, Monsieur Izotov. Le contexte socio-politique n'aidait pas. Ce n'était effectivement pas une question de période de l'année. Peut-être que cette élection avait eu bien plus d'impact sur la communauté magique russe que le C.A.M.P n'aurait aimé le croire. Le Трио avait tord de se penser encore en sécurité. Quelqu'un avait bien préparé en amont cette visite et il n'était pas de leur côté. Le rapport entre le gouvernement et les banques avait toujours été celui de l'entraide. L'un menait ses politiques, tandis que les autre obtenaient les objets rares qu'elles convoitaient. S'il fut un temps où le C.A.M.P avait pu profiter d'un système laxiste et corrompu, ce n'était plus le cas à présent. Pour retrouver et tuer celle qui leur échappait depuis bien trop longtemps, ils devraient payer le prix fort. Dites à Madame Orlov de nous apporter l'objet et vous aurez votre argent. --
A UN MOMENT DONNE, QUELQUE PART. Les murs de la Villa Madaslova tremblaient. S'il fut un temps où ils avaient résonné des rires des trois fillettes qui l'habitaient, cette époque là était révolue. Aujourd'hui, il ne restait que le mensonge. Les tableaux l'avaient prédit, la vérité finirait par éclater. Ana Ejov, la plus jeune des filles du peintre officiel du C.A.M.P, fixait son père d'un regard noir. Son poignard était planté dans sa côte droite. Pourquoi est-ce que tu ne m'as jamais rien dit ? Ca n'aurait rien changé, répondit Paul Stuart. Qui d'autre était au courant ? Nikolaï, évidemment. Volvia, Daryl peut-être - il hésita avant d'ajouter - Kate. Cette fois-ci, c'était la haine qui pouvait se lire sur le visage de la scientifique. Les êtres qui comptaient le plus pour elle lui mentait depuis toujours. Et pourquoi ? Je veux que tu me racontes tout. Si l'histoire du C.A.M.P était compliquée, elle restait avant tout une histoire de famille. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 25/08/2024 à 18:32:12 Paul Stuart avait depuis bien longtemps perdu l'éclat de ses cheveux noir corbeau. S'il avait commencé à perdre quelques mèches ici et là, il n'y en avait aujourd'hui plus aucune sur le sommet de son crâne. Le stress, probablement. De la même façon, ses joues s'étaient creusées et des poches étaient apparues sous ses yeux. Il ne ressemblait en rien à celui qui avait tenu dans ses bras un bébé du nom d'Ana Ejov des décennies auparavant.
Ana était en colère. Il le concevait, cela ne faisait aucun doute. Pourtant, son visage n'exprimait rien, même pas la douleur. Trop d'années étaient passées depuis l'adoption d'Ana, depuis la création du CAMP et depuis ses actions lâches. Il y avait eu du temps pour beaucoup de choses, aussi diverses soient elles. Le CAMP avait brillé, une héritière était née, puis décédée. La raison était simple et Paul la détestait plus que tout ; une peste s'en était mêlée. Cependant, l'histoire qu'Ana attendait remontait à bien des années auparavant, alors que cette même peste n'existait pas encore dans le tableau politique. Paul n'avait pas évoqué cette partie de sa vie à qui que ce soit depuis l'adoption d'Ana. Pourquoi faire ? Après tout, elle avait été heureuse avec Nikolaï et Kate et pour rien au monde il n'aurait voulu interférer avec le bonheur de sa fille. Ta mère s'est retrouvée en Russie par hasard. C'était bien avant la création du CAMP, pourtant Volvia avait déjà de grandes ambitions... - elles se détestaient, seul Merlin sait pourquoi. Paul ne regardait plus Ana dans les yeux, profondément plongé dans ses souvenirs. Depuis la naissance de sa fille, il avait vécu beaucoup d'aventures et celui qu'il était n'existait plus. Elle travaillait avec Volvia dans les contrôles aériens à la frontière du Kazakhstan. Une drôle de période, si tu veux mon avis. Je les ai toutes les deux rencontrées là-bas. Ana ne releva pas le fait que Paul avait un lien avec le Kazakhstan. Après tout, elle n'avait jamais cherché à connaître la vie passée de cet homme distant qui finalement ne lui était pas si inconnu. Et comme avait dit une grande femme : "Voici Пол. Mais tu peux l'appeler Paul, dans ta langue". Ana n'était pas la seule à avoir eu plusieurs identités. Tu es née et nous avons vécu quelques belles années avant que Volvia ne crée le CAMP et ne me recrute. Ta mère n'a pas supporté l'idée, je n'ai plus eu de nouvelles depuis. Longtemps, Paul avait songé à faire le tour du Kazakhstan à sa recherche mais l'appel Madoslava avait été plus fort. Il était devenu un nouvel homme, plus froid. Sûrement l'appel de la Russie. J'avais peur que tu ne partes à sa recherche et que tu m'abandonnes. Alors j'ai pris la décision de te confier à Nikolaï. Tu peux me haïr si tu veux mais souviens-toi que je suis celui qui te permet d'avoir un poste aujourd'hui. La vérité, c’est qu’il y avait encore des mensonges dans le discours de Paul. ---
XX/XX/XX -- XX:XX La vérité était compliquée à saisir, surtout lorsque ceux en qui l'on avait confiance nous mentaient. Paul Stuart connaissait la vérité ; ou du moins, la sienne. Qui pouvait nous confirmer que d'autres personnes ne lui cachaient rien ? Sa vérité, il l'avait vécue à travers la personne de Natalia Orlov alors qu'il était loin, à l'ouest du continent, caché dans une petite ville de la banlieue de Nice. Cependant, les vacances - si on pouvait les appeler de la sorte - ne pouvaient pas durer éternellement. Paul avait reçu de la part de Natalia une lettre qui pouvait changer beaucoup de choses. Alors qu'il pensait pouvoir continuer ses occupations de loin, la Russie en avait décidé autrement. C'était comme qui dirait la fin du télétravail pour notre protagoniste. La lettre n'était même pas belle. Elle n'était pas très explicite non plus, comme si son autrice voulait cacher des informations avec des mots-codes à n'en plus finir.
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 01/01/2025 à 14:46:10 - Modifié : 01/01/2025 à 15:11:47 Good news // She's dead // The Witch of the West is dead // The wickedest witch there ever was // The enemy of all of us here in Russia // Is dead! // Good news //Good news. - No one Mourns the Wicked Ils étaient nombreux, assis autour de cette longue table en chêne. Evidemment, elle présidait. Ses mains étaient posées devant elle, ses jambes croisées. Sa tête était haute. Tout dans son attitude illustrait son statut : une femme forte, une leadeuse. S'ils étaient tous là, dans leur plus belle robe de sorcier, c'était grâce à elle. La sorcière les avait construits, façonnés, menés aux postes de pouvoir, à la gloire pour certains. Et aujourd'hui, revenue d'entre les morts, elle les avait réunit pour trouver une solution à un problème persistant depuis des années. Trop d'années à son goût. La solution la plus simple serait de la tuer. De nombreuses personnes hochèrent la tête en signe d'assentiment. L'assemblée qu'elle présidait était de celles qui décidaient de la vie et de la mort des gens. C'était une assemblée de gens puissants. Mais elle aurait évidemment le dernier mot. La petite voix d'un homme faible se fit entendre. Qu'est-ce qui vous fait croire que nous allons y arriver ? Si Camille Dubois la hait autant que l'on le raconte et qu'elle ne l'a jamais fait, c'est peut être parce qu'elle est plus puissante qu'elle n'y parait... Pour avoir été empoisonné par elle dans un univers alternatif, je ne m'y risquerai pas. Je ne savais pas que les moldus avaient le droit de parole. Des ricanements se firent entendre. L'homme faible vira au rouge mais n'ajouta rien. Une femme, la trentaine, leva la main, et attendit qu'on lui donne la parole avant d'exposer la théorie la plus farfelue de l'histoire des théories farfelues. Dubois et Jannings sont meilleures ennemies. La mage noire n'a aucun intérêt à la tuer. Il y a une sorte de tension entre elles... On dirait presque du désir. Nuls. Ils étaient décidément tous particulièrement nuls. Elle avait du mal à comprendre comme une organisation qu'elle avait hissé aussi haut avait pu tomber aussi bas en son absence. Pendant un instant, son esprit vagabonda vers des souvenirs, ceux de l'Enfant Prodige. Elles auraient été si fortes, toutes les deux. L'Europe aurait plié face à leur pouvoir. Elle chassa cette idée de son esprit. Blasée, elle se leva, exposa avec précision son idée pour se débarrasser de leur problème. Ils ne trouvèrent rien à redire. Le pouvaient-ils seulement ? Volvia Madaslova n'était pas connue pour son grand amour de la démocratie. ~
Les escaliers de la villa russe n'étaient ni trop petits, ni trop hauts. C'était des escaliers. Ils servaient à relier l'étage au Hall d'Entrée. Volvia les empruntait depuis qu'elle savait marcher. Elle les connaissait, n'y faisait plus tant attention que ça. Partie la dernière de la salle de réunion, il n'y avait plus personne dans les parages pour assister à ce qui, à n'en pas douter, était la scène la plus surprenante de la résurrection des anges. Elle ne le repéra pas toute de suite. L'envergure de cette espèce oscillait pourtant entre 8,6 à 12,4 cm. Et puis... Il brillait. Les papillons, même les Grands Monarques, ne brillaient pas. Malgré cela, elle mit de longues minutes avant de le remarquer, toute occupée qu'elle était à fomenter l'assassinat du siècle dans son esprit. Quand elle l'aperçut enfin, son coeur s'arrêta net. Malheureusement, pas assez longtemps pour la tuer. Volvia Madaslova reconnaissait ce papillon. Elle était allée, aussitôt sortie de prison, dans l'immeuble en ruines qui servait de sépulture à l'Enfant Prodige. La sorcière avait vu l'enchantement de Mia, le dernier cadeau que l'anglaise avait fait à Ashka, elle qui l'avait aimé comme sa propre fille. Elle savait ce qui arrivait lorsqu'on le touchait. Le papillon voleta, et Volvia Madaslova tomba. Ses pieds se mélangèrent entre eux sous le coup de la surprise. L'un rata la marche suivante, ce qui la déséquilibra. La sorcière la plus folle du continent roula alors jusqu'en bas de l'escalier, celui-là même qu'elle connaissait si bien. Sa tête heurta violemment le sol, sa moelle épinière se sectionna, son crâne se fractura et du sang se répandît dans son cerveau. Ainsi allongée, la créatrice du CAMP se sentit mourir, lentement mais surement. Définitivement. Quand Mia l'apprit, grâce à ses informateurs, elle ne fut ni heureuse, ni triste. Son quotidien n'en fut pas changé. Elle envoya un hibou à Elena pour l'informer de cette évolution majeure en Russie. Sobre, le petit bout de parchemin disait : Personne ne vit le papillon, celui-là même responsable de la mort de Volvia Madaslova, entrer dans l'un des tableaux de la salle des portraits. L'adolescente représentée en lâcha de surprise la pomme qu'elle tenait dans sa main. Une partie de son âme venait de rejoindre celui qu'Ashka Hanson avait déposé des années auparavant dans l'oeuvre de James Lorder Jannings. |
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Titre : Re : La résurrection des anges
Créé : 01/01/2025 à 20:44:47 Demyan Izotov avait attendu de longues années avant d'obtenir un rôle quelque peu important au sein du CAMP. Le sorcier n'aurait cependant jamais cru que son rôle le soit autant lorsqu'il traversa le hall d'entrée de la Villa Madoslava ce jour-là. Il n'était pas autorisé à monter les escaliers, menant notamment aux chambres et aux bureaux les plus importants. Les grandes salles de réunion et les laboratoires se trouvaient exclusivement en bas. Heureusement alors que Volvia était décédée au bas de l'escalier. Des gouttes de sang coulaient du crâne de la sorcière russe et s'incrustaient peu à peu dans le tapis blanc qui recouvrait le sol du Hall. Immobile, Demyan demeurait à quelques mètres de la scène, incapable de faire un mouvement supplémentaire. La bouche entrouverte, il aurait voulu crier. Le bras gauche légèrement relevé, il aurait pu saisir sa baguette pour tenter quelque chose. Mais Demyan ne fit rien de tout ça. A la place, Demyan resta face à la scène pendant de longues minutes avant qu'on ne vienne chercher Volvia. Les accusations lancées à la volée l'heurtèrent sans le toucher, c'était à peine s'il pouvait les entendre. Il fut tué et sa mort fut déclarée comme accidentelle. ---
Paul Stuart avait mal vécu les accusations de son jugement britannique. La légende racontait qu'il avait, dans sa maison près de Nice, une cible avec la tête de Mia Lorder Jannings sur laquelle il lançait des fléchettes. Les légendes étaient cependant des légendes pour une raison, et rien de tout cela n'était vérifié. La correspondance du sorcier était coupée : il ne voulait en rien risquer son immunité, aussi réelle et factuelle soit-elle. De cette façon, le temps se faisait long et le Russe, refusant de se mêler aux moldus Français et de se promener sans but dans les ruelles magiques, en avait simplement conclu qu'il était mieux chez lui. Un énorme potager, probablement le plus beau de la région, avait vu le jour chez l'homme que l'on attendait le moins pour ce type de tâche. Les rangées de betteraves contrastaient parfaitement avec les carottes présentes sur les extrémités et s'alignaient en harmonie avec les plants de tomates. Personne ne pouvait voir Paul et en dire quoi que ce soit, mais peut-être que le sorcier n'avait jamais autant profité de son existence. Ou bien était-ce seulement un autre de ces éléments sans intérêt que l'on partage pour le bien de notre histoire ? |
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